Les Robots ou comment faire télétravailler nos futurs esclaves

Tout jeune, je dévorais les aventures écrites par Philippe Ebly, dont "Le robot qui vivait sa vie" que vous pouvez voir représenté ici à gauche.
Et bien entendu, viendra plus tard toutes les nouvelles et romans d'Asimov et notamment son cycle des Robots. Cette oeuvre de science-fiction m'apparaît aujourd'hui comme toujours plus utile pour comprendre les risques qu'entraînent l'arrivée des IA. Je vous passerai le détail de ma réflexion, car ce n'est pas le sujet de ce dont on va parler ici.
Non, ici, on va vous parler, non pas des robots intelligents d'Asimov, mais des robots aussi cons que les esprits tordus qui dirigent les entreprises qui vont les construire... On va donc parler Robot, IA, DumpingSocial, Esclavagisme, TechnoFascisme & Technoféodalisme... Tout un programme !
L'actualité du moment (on est début 2026 pour celleux qui liraient ce texte dans le futur), c'est l'annonce : Tesla qui change de cap : fin des Model S et X, cap sur le robot humanoïde Optimus et l’IA
Et aussi la commercialisation imminente du Neo de chez 1X, leur robot "autonome par défaut"
Les robots humanoïdes commencent à pointer leurs nez (même quand ils n'en ont pas).
Le robot Optimus de Tesla se fait encore attendre. Si les annonces de fachoMusk ne sont souvent pas suivi d'effet à court terme, là, pour la présentation de son robot humanoïde, il nous a directement menti car sa démonstration n'était autre qu'un humain déguisé en robot ... Mais en vrai, la réalité promise n'est pas si loin du mensonge de Tesla... en pire même...
En effet, le robot Neo de 1xTech est dispo pour la modique somme de 20.000 $ ou, bien plus accessible pour une partie de la population, 499$/mois...
Autant Tesla vend du rêve (ou du cauchemar, c'est suivant...) autant 1x le dit : Neo est "autonome par défaut".

Concrètement, ça veut dire quoi ?
Et bien, en attendant que le robot soit alimenté par une IA en capacité de prendre en compte tout l'environnement et les petites spécificités de chez chacun et tous les trucs qu'on voudrait leur faire faire, et bien, il faudra faire de l'apprentissage accompagné. Concrètement ? C'est à dire qu'un humain prendra le contrôle à distance de ce robot pour faire l'action, que l'IA l'enregistre en espérant qu'elle saura le régurgiter plus tard...

Ou alors ...
Ou alors, l'IA fera ce qu'elle peut pour déplacer le robot d'une salle à l'autre et un humain prendra le relais pour faire le job un peu plus technique. Et ce·tte travailleur/travailleuse, croyez le bien, sera vraisemblablement un·e tâcheron·ne dans un pays pauvre qui fera ce job pour pas cher.
Non, la personne à distance ne sera pas comme sur cette photo : ce ne sera pas un riche geek content de faire mumuse, mais un·e pauvre esclave dans un mix d'open-space et de hangar qui contrôlera votre robot pour aller nettoyer vos chiottes, ranger votre vaisselle ou aller chercher votre bière dans le frigo...
Et que la promesse de l'IA arrive ou pas, le résultat pour le client sera toujours là : un robot qui fait des trucs... ou plutôt, un robot qui fait ce qu'un·e humain à l'autre bout de la planète devra faire aussi...
Au final, IA ou pas IA, le client sera satisfait et l'entreprise aura réussi le tour de passe-passe permettant de vendre des travailleurs ou travailleuses qui vous coûteront 500$ / mois pour bosser H24. Bah oui, puisque les proprios du robot ne voient plus la tronche de leurs esclaves à domicile, et qu'on leur vend de "l'IA autonome par défaut", ces gens-là finiront par oublier qu'il y a un humain au bout de la chaîne (ou deux, va pour tenir le coup...)
